L’économie du marché immobilier espagnol revient vers une remontée progressive, constante, prévisible statistiquement, et loin du boum immobilier des années passées.

Nous verons ici comment tant le volume de transaction est en hausse régulière, raissonable et prévisible comme la variation à la hausse de l’immobilier vendu.

1. Volume des transactions.

En effet, alors que les premières années d’après crise centraient la remontée du marché immobilier dans les grandes villes et capitales espagnoles (Madrid, Barcelone, Valence, Bilbao), aujourd’hui les provinces remontent le standing de l’achat-vente d’immobiliers à raison d’un 16,2 % de transactions supplémentaires entre juillet 2017 et juillet 2018 sur tout le territoire espagnol.

Le volume de transactions immobilières en Espagne aujourd’hui est de l’ordre du volume de 2008, donc bien en dehors d’une possible “bulle immobilière”, étant donné la chute des prix et des ventes se produisit dès le premier trimestre 2007, cette chute fut drastique, de mème que la montée des prix. Aujourd’hui la montée est progressive et ce depuis 2015, comme vous pouvez le constater sur le graphique ci-dessous. https://www.ine.es/consul/serie.do?s=IPV948&c=2&nult=100&nocab

Les régions d’intérêt et en hausse sont surtout Valence, Alicante, Murcie, Grenade, Almerie sur la côte méditerranéenne ; en intérieur, la hausse est générale et élevée car les transactions étaient pratiquement immobilisées auparavant, ce qui ne donne pas plus d’intérêt à ces régions, si ce n’est les alentours de Madrid (Guadalajara, Toledo, Ciudad Real, Cuenca), et le nord espagnol pour ses régions commerciales et proches de la France telles Navarre, Huesca, Zaragoza, Lérida (ou Lleida en Catalan), Girone.

La Catalogne a donc toujours la côte, pour ses côtes magnifiques, son commerce, et en général le bien-vivre qu’on y ressent. Ainsi, Barcelone qui déjà vend l’immobilier comme des petits pains, n’a une croissance entre juillet 2017 et 2018 que du 4,4 %, mais Girone, Lérida, zaragoza et les alentours catalans commencent à intéresser fortement aussi.

2. Hausse des prix.

En juillet 2018 les appartements se sont vendus en moyenne 6,8 % plus cher que l’année passée ; et en particulier, les logements de deuxième mains se sont vendus 7 % cette année.

Cependant la remontée des prix suit une logique statistique constante depuis 2015 http://www.ine.es/jaxi/Datos.htm?path=/t38/bme2/t07/a081/l0/&file=1300010.px ).

Il faut tenir en compte que les biens de deuxième mains sont les plus vendus, de part leur situation stratégique souvent, et parce que le marché de la construction s’était paralysée ces dernières années. Cependant, les statistiques et les facteurs antérieurs se verront modifiés au cours des pprochains trimestres étant donné que les nouvelles constructions se terminent et seront clefs dans les prochaines statistiques d’investissement immobilier dans les capitales.

3. Origine des données :

Les données analysées proviennent de l’Institut National des Statistiques espagnoles que vous pouvez consulter directement sur :

pourcentage de ventes d’immeubles https://www.ine.es/dyngs/INEbase/es/operacion.htm?c=Estadistica_C&cid=1254736171438&menu=ultiDatos&idp=1254735576757

prix du logement https://www.ine.es/dyngs/INEbase/es/operacion.htm?c=Estadistica_C&cid=1254736152838&menu=ultiDatos&idp=1254735976607

graphique des transactions depuis la crise jusqu¡a ce jour par trimestre https://www.ine.es/consul/serie.do?s=IPV948&c=2&nult=50&nocab